Simon Péret – Exposition 10/17 – 11/17

 

L’Imaginarium va accueillir sa première exposition dédiée à l’art de la « street photography » ! En effet, Simon Péret présentera sa série prise dans les rues de Clermont-Ferrand, pour un résultat dans la pure tradition de la photo de rue. De très beaux noir et blanc à découvrir à partir de vendredi 20/10 (jour du vernissage), jusqu’au samedi 25/11 !

Pour vous faire patienter jusqu’à l’exposition, Simon a répondu à quelques-unes de nos questions sur sa pratique photo.

 

 

 

 

Salut Simon. Tout d’abord, merci de nous proposer ta série de photos de rue faite à Clermont-Ferrand, pour notre première du genre ici à l’Imaginarium ! Beaucoup de personnes nous proposent des séries argentiques, contrairement à toi, qui a plus l’habitude de travailler en numérique. D’ailleurs, avec quel matériel as-tu réalisé ces photos ?

En ce moment j’utilise un Olympus OMD10 mark ii. C’est un hybride micro 4/3, et je l’aime bien pour le rapport entre son poids assez léger et la qualité très correcte des photos. Mon objectif du moment : un 14-140mm f3,5-5,8 qui me permet d’aller du grand angle au téléobjectif sans prendre plusieurs objectifs, ce qui est assez pratique.

 

Effectivement, il faut être rapide pour arriver à capter l’instant décisif ! Enfin, j’imagine que ça n’est pas toujours des photos prises sur le vif, et qu’à l’inverse, tu dois souvent passer beaucoup de temps pour composer tes photos ! D’ailleurs, combien de temps t’est-il arrivé d’attendre pour photographier le moment « parfait » ?

En général, je n’aime pas attendre trop longtemps le « moment parfait ». Je suis plutôt attiré par un environnement, et j’attends qu’une personne vienne y prendre place. Si la bonne personne ne vient pas sur le moment, je garde l’idée pour plus tard et je repasse voir régulièrement.

C’est pour la photo avec l’oiseau et son ombre projetée sur le mur que j’ai attendu le plus de temps, environ une petite heure. J’avais remarqué ce pigeon qui allait chercher des brindilles pour faire son nid devant cette façade d’immeuble. Cela me plaisait beaucoup, et je voulais l’avoir sur ma photo avec une personne. Malheureusement, c’est un endroit où il y a assez peu de passage et la synchronisation pigeon / passant a donc été un peu longue… Mais j’ai fini par réussir à avoir la photo que j’avais en tête !

 

Belle récompense après une heure d’attente ! Lorsque tu pars faire des photos, as-tu une idée précise en tête, ou bien trouves-tu l’inspiration en te baladant ?

La plupart du temps, je pars sans idée précise en tête… Faire avec ce que l’on croise, c’est ce qui me plaît dans la photo de rue !  Bien sûr j’ai des sujets de prédilection, qui ont tendance à attirer mon regard plus facilement, mais j’essaie aussi de m’adapter aux différents nouveaux éléments, ou à des situations éphémères.

 

Effectivement, les situations éphémères sont par définition non reproductibles, ce qui rend tes photos uniques.. ! Au vue de la quantité de photos présentes sur ton compte instagram, les rues de Clermont semblent un sujet inépuisable… T’arrive t’il de te dire que tu as déjà traité tous les sujets intéressants ?

C’est marrant que tu poses cette question, parce qu’il m’arrive régulièrement d’avoir cette sensation, comme ci j’avais déjà épuisé tous les sujets intéressants… Mais au final, j’arrive à regarder chaque endroit d’une manière nouvelle, et il n’est pas rare que je découvre un élément que je n’avais jamais remarqué, dans des lieux que je fréquente tous les jours. J’essaye de me dire qu’au delà des sujets, c’est la manière de les présenter qui est inépuisable.

 

Bel état d’esprit ! Pour parler « technique », toutes tes photos exposées à l’Imaginarium (et plus globalement, les photos présentées sur ton site et sur les réseaux sociaux) sont en n&b… Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce choix ?

J’ai tendance à prêter attention aux jeux de lumière et aux forts contrastes de la ville, et j’aime également la géométrie qu’offrent les éléments urbains. Lors de mes sorties, je suis plus attiré par les formes et matières que par les couleurs. Il est donc assez logique que mes photos soient en noir et blanc, car c’est selon moi la meilleure façon de mettre en valeur ces éléments.

 

Le pari est plutôt réussi ! Peux-tu nous décrire une de tes photos « favorites » présente à l’expo à l’Imaginarium (prise de vue, traitement, composition, histoire de la prise de vue, etc…) ?

Peut-être celle avec la personne dans le “tunnel au toit troué”. C’est un endroit où j’ai toujours senti qu’il y avait un potentiel. J’y suis passé régulièrement ces deux dernières années, sans arriver à l’exploiter correctement. Et puis ce jour-là, j’ai enfin trouvé la composition qui me plaisait !
Il ne me manquait que la bonne personne, au bon endroit… L’homme sur la photo est la deuxième personne à franchir le tunnel en 10 minutes, et il est passé parfaitement à l’endroit que je voulais, avec la position idéale… J’ai eu beaucoup de chance !

Pour le traitement, c’était assez simple : je me suis contenté de la mettre en noir et blanc et de rajouter un peu de contraste.

 

La bonne personne au bon moment… C’est clairement ce qui ressort de tes photos !
Pour finir, dernière question : sans nous dévoiler toutes tes astuces, aurais-tu des petits conseils à donner à ceux qui veulent s’adonner à la street photo ?

Prendre son appareil photo et aller se promener… C’est déjà un bon début ! Pour ma part j’essaie de regarder attentivement ce qui m’entoure, comme si je découvrais chaque endroit pour la première fois. Finalement, on se rend vite compte que dans notre quotidien, nous prenons très peu de temps pour regarder les situations qui nous entourent. Je cherche les petits détails qui attirent mon attention et j’essaie de voir comment les mettre en valeur.

Il ne faut pas avoir peur d’essayer, voir ce que ça donne et recommencer encore et encore… Et surtout, ne pas se laisser décourager par les mauvaises idées qui pourrait nous traverser l’esprit !

 

Super, merci Simon, il ne nous reste plus qu’à prendre notre appareil photo, et partir découvrir Clermont-Ferrand sous un nouvel angle… !

 

L’expo sera donc visible du vendredi 20/10 au samedi 25/11, avec vernissage en présence du photographe le vendredi 20/10 à partir de 18h30. Pour en savoir un peu plus sur le travail de Simon, direction son site internet, sa page Facebook, son compte Instagram ou encore son compte Flickr !

 

Simon Péret – Exposition 10/17 – 11/17

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